vendredi 29 juin 2018

♦ L'attrape-cœurs, J.D. Salinger

Auteur → J.D. Salinger
Editions → Robert Laffont
Pages → 253 pages
Date de sortie → 1951
 Note : 3/5
♦ Résumé
Le roman, écrit à la première personne, relate la période où Holden Caulfield, expulsé du collège Pencey Preparatory trois jours avant les vacances de Noël, retourne à la maison familiale, à New-York. Il déambulera en ville avant de devoir annoncer la nouvelle à ses parents.
Âgé de dix-sept ans, Holden est plein d’incertitudes et d’anxiété, à la recherche de lui-même. Il vit son passage à l'âge adulte et comprend qu'il perd l'innocence de l'enfance. L'une des plus belles images de l'auteur pour exprimer ce passage est lorsque Holden demande au chauffeur de taxi où vont les canards lorsque l'étang gèle. Salinger décrit avec ironie et justesse la société américaine des années 1950.

♦ Avis
alinéaJ'ai commencé à lire ce livre sans avoir lu le résumé, simplement parce qu'il faisait partie de ma liste de classiques à lire un jour, donc c'est chose faite ! Bilan mitigé de cette lecture : 

alinéa"L'attrape-cœurs" raconte l'histoire de Holden Caulfield, un adolescent qui vient de se faire virer de son école et qui appréhende le retour à New-York chez ses parents. Nous allons le suivre pendant plusieurs jours et en apprendre plus sur lui. Contrairement à ce que les gens pensent de lui, nous découvrons à travers ses pensées, qu'Holden est loin d'être un idiot. En effet, il se pose de nombreuses questions sur la vie et le monde qui l'entoure. J'ai lu pas mal d'avis qui disaient s'être ennuyés à la lecture de ce roman, ça n'a pas été mon cas, même si je vous confirme qu'il y a peu d'action et qu'on a plutôt l'impression de lire un journal intime, vu qu'on est plongés dans les pensées d'Holden. J'ai trouvé que J.D. Salinger a bien retransmis ce qui pouvait se passer dans la tête d'un ado de dix-sept ans et je me suis même reconnue dans certaines pensées que j'avais déjà eues à cet âge également ! 

alinéaConcernant le style de l'auteur, je n'y ai pas vraiment adhéré : un peu trop familier à mon goût mais bien sûr, ça va avec le thème : les pensées sans filtre d'un adolescent en plein questionnement. Je vous ai tout de même choisi trois citations qui, je trouve, reflètent bien l'ambiance du roman :

« Quand on est allés se rasseoir, j'étais à moitié amoureux d'elle. Les filles c'est comme ça, même si elles sont plutôt moches, même si elles sont plutôt connes, chaque fois qu'elles font quelque chose de chouette on tombe à moitié amoureux d'elles et alors on sait plus où on en est. Les filles. Bordel. Elles peuvent vous rendre dingue. Comme rien. Vraiment. »

« Je sais qu'il est mort. Et comment que je le sais. Mais je peux quand même l'aimer, non ? Juste parce que les morts sont morts on s'arrête pas comme ça de les aimer, bon Dieu - spécialement quand ils étaient mille fois plus gentils que ceux qu'on connaît qui sont vivants et tout. »

« La vérité c'est que je ne sais pas quoi en penser. Je regrette d'en avoir tellement parlé. Les gens dont j'ai parlé, ça fait comme s'ils me manquaient à présent, c'est tout ce que je sais. [...] C'est drôle. Faut jamais rien raconter à personne. Si on le fait, tout le monde se met à vous manquer. »


alinéaHolden m'a beaucoup fait penser à Tony Stonem dans la série Skins. Un ado un peu paumé qui va dans une bonne école mais qui passe son temps à faire des conneries et à se foutre de tout et de tout le monde. Ce que j'ai préféré dans ce livre, c'est la relation entre Holden et sa petite sœur Phoebe (d'ailleurs, Tony ferait tout pour sa sœur Effy également, héhé). Il a beau faire n'importe quoi, partir dans tous les sens, se foutre des gens, il y a toujours une constante : sa sœur. On dirait qu'il n'y a rien de plus important pour lui. Il est fasciné par elle et elle l'aime aussi énormément. Les dialogues entre eux sont drôles, réalistes et très touchants.

alinéaBref, pour conclure, je dirais que je suis contente d'avoir lu ce livre car il fait partie des classiques de la littérature contemporaine et j'ai passé un bon moment, mais je n'irais pas jusqu'à dire qu'il s'agit d'un coup de cœur... 

Avez-vous lu "L'attrape-cœurs" ? 
Qu'en avez-vous pensé ? 
Merci d'avoir lu et à très bientôt pour une nouvelle chronique ! 

•♥ Laura 
@lectureculture

dimanche 20 mai 2018

♦ Le Voyageur sans bagage, Jean Anouilh

Auteur → Jean Anouilh
Editions → Folio (Théâtre) 
Pages → environ 60
Date de sortie → 1937
 Note : 4/5
♦ Résumé
Je ne suis pas Jacques Renaud; je ne reconnais rien ici de ce qui a été à lui. Un moment, oui, en vous écoutant parler, je me suis confondu avec lui. Je vous demande pardon. Mais, voyez-vous pour un homme sans mémoire, un passé tout entier, c'est trop lourd à endosser en une seule fois. Si vous voulez me faire plaisir, pas seulement me faire plaisir, me faire du bien, vous me permettriez de retourner à l'asile. Je plantais des salades, je cirais les parquets. Les jours passaient... Mais même au bout de dix-huit ans - une autre moitié exactement de ma vie - ils n'étaient pas parvenus, en s'ajoutant les uns aux autres, à faire cette chose dévorante que vous appelez un passé.

♦ Avis
alinéaCela faisait un long moment que j'avais envie de me replonger dans une pièce de théâtre mais je n'arrivais jamais à me décider sur la pièce en question. J'ai utilisé la fonction "livre au hasard" dans ma PAL Livraddict et je suis tombée sur "Le Voyageur sans bagage" de Jean Anouilh, que j'ai lu au format eBook. 

alinéaCette pièce est divisée en 5 actes et raconte l'histoire de Gaston, qui après la guerre n'a plus aucun souvenir de son passé et vit dans un asile depuis 17 ans. Le personnel de l'asile dans lequel il se trouve se met alors en quête de la famille de cet homme. De nombreuses familles ayant perdu un proche pendant la guerre répondent alors présentes à cet appel. Gaston va partir en expédition dans le but de rencontrer ces familles, et plus particulièrement la famille Renaud où il (re)rencontrera sa mère, son frère ainsi que son amante de l'époque. Chacun leur tour, ils vont essayer de lui rappeler les souvenirs de Jacques Renaud pour découvrir s'il s'agit de Gaston ou non. Mais Gaston va découvrir que ce Jacques Renaud n'a rien en commun avec ce qu'il pense être lui car il s'agit d'un homme mauvais et malhonnête, qui de surcroît a tué un ami par accident et a trahi son frère en s'éprenant de sa femme. La famille Renaud essaie par tous les moyens de prouver à Gaston qu'il est en fait Jacques en essayant de faire resurgir en lui des souvenirs, tous plus farfelus les uns que les autres. Mais Gaston s'y refuse catégoriquement : il n'a aucune envie d'être Jacques Renaud. Nous suivons donc son aventure au fur et à mesure à travers cette quête de famille et d'identité à la fois.

alinéaCette pièce de théâtre m'a laissé une très bonne impression, tout d'abord grâce à l'histoire mais également grâce au style de l'auteur qui était très agréable à lire. C'est toujours un petit peu délicat lorsqu'on lit une pièce de théâtre car nous avons au départ toute une liste de personnages et très peu de descriptions les concernant. Pourtant ici, cela ne m'a absolument pas posé problème puisqu'il n'y a pas énormément de personnages. Je dirais même que le fait de ne pas avoir beaucoup d'informations sur les protagonistes sert l'histoire, car cela créé une sorte de suspense et de mystère : on a hâte d'arriver à la fin pour savoir si Gaston et Jacques sont effectivement la même personne ou non. Mais évidemment, je ne vais pas vous le dire, haha !

alinéaEn parlant de la fin, j'ai adoré comment elle a été amenée par l'auteur car cela nous permet de nous interroger sur notre propre identité et je dois avouer avoir été assez surprise qu'une pièce de théâtre me fasse cet effet ! Quoi qu'il en soit, si comme moi vous souhaitez vous réconcilier avec le théâtre ou simplement le découvrir, je vous conseille cette lecture à 100% ! 

Avez-vous lu "Le voyageur sans bagage" ? 
Ou d'autres œuvres de Jean Anouilh ? 
Merci d'avoir lu et à très bientôt pour une nouvelle chronique ! 

•♥ Laura 
@lectureculture

jeudi 3 mai 2018

♦ On regrettera plus tard, Agnès Ledig

Auteur → Agnès Ledig
Editions → Pocket
Date de sortie → 2016
 Note : 2,5/5

♦ Résumé
« L'irruption d’Éric et d'Anna-Nina un soir d'orage dans la vie de Valentine, institutrice dans un hameau du massif Vosgien, est un véritable coup de tonnerre. À la fillette brûlante de fièvre, au père brisé par la vie, Valentine va offrir plus qu'un simple toit. Avec tendresse et franchise, elle va bousculer les certitudes de ce père solitaire et modifier leur trajectoire toute tracée. »
♦ Avis
alinéaAujourd'hui, je vous parle du roman "On regrettera plus tard" d'Agnès Ledig, que je me suis retrouvée à lire un peu par hasard car on me l'a prêté au cours d'une après-midi plage alors que je n'avais pas emmené de livre ! Une lecture rapide qui m'a permis de faire une pause entre les deux tomes d'Anna Karénine.

alinéaLe premier personnage que l'on rencontre est Valentine, une institutrice dévouée à ses élèves, qui vit seule et qui n'arrive pas à construire de relation sérieuse. Bien que vivant seule, Valentine est très entourée, notamment par son meilleur ami et collègue Gaël, avec qui elle passe le plus clair de son temps. Un jour de tempête, un inconnu vient frapper à sa porte avec dans les bras sa petite fille de 7 ans et demi qui a beaucoup de fièvre. Sans hésiter, Valentine leur offre l'hospitalité. On découvrira par la suite que cet inconnu se nomme Eric et qu'il vit une vie de nomade dans une roulotte avec sa fille Anna-Nina. La fameuse roulotte s'étant cassée à cause de la tempête, Eric et sa fille se retrouvent contraints de prolonger leur séjour. Malgré l'hospitalité de Valentine, Eric reste froid et distant, ce qui désole la jeune femme qui s'est immédiatement attachée à la petite Anna-Nina. Une fois la fillette rétablie, Valentine lui propose de venir passer quelques jours à l'école en attendant que son père répare la roulotte. Eric est tendu à cette idée car Anna-Nina n'a jamais mis les pieds dans une école et surtout, il n'a jamais laissé une autre personne s'occuper d'elle. En effet, la mère d'Anna-Nina est morte en lui donnant la vie, et Eric n'a jamais pu se remettre du décès de sa femme et s'interdit d'éprouver de nouveau des sentiments amoureux.

alinéaComme vous devez vous en douter, une relation assez particulière va naître entre Eric et Valentine. Cette relation est loin d'être évidente, de par la froideur des deux personnages. Je dois dire que pour une fois, je les ai trouvés plutôt attachants (surtout Valentine) et la relation qui s'installe entre eux n'a rien de cliché (ce que je redoute le plus dans les romances). L'un des thèmes principaux de ce roman est justement la difficulté de se remettre à vivre et à aimer après avoir vécu des épreuves traumatisantes.

alinéaAu niveau du style de l'auteur, je l'ai trouvé simple et agréable à lire, mais je dois avouer que ça ne m'a pas transportée. Depuis que je me suis mise à lire davantage de classiques, je deviens très exigeante quant au style d'écriture (je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose, haha). Nous changeons de point de vue entre Eric et Valentine presque à chaque chapitre. De plus, une autre histoire nous est racontée en parallèle qui se déroule pendant la guerre. Il faut attendre le dénouement pour comprendre ce que cette histoire a à voir avec l'intrigue principale. 

alinéaEn conclusion, il s'agissait d'une lecture agréable que j'ai lu assez rapidement mais qui ne m'a pas suffisamment marquée pour être un coup de cœur. De plus, je n'ai pas été satisfaite de la fin mais en me renseignant, j'ai vu qu'un tome 2 était sorti en 2017 qui s'intitule "De tes nouvelles". Je le lirai à l'occasion mais je n'en ferai pas une priorité (ma PAL déborde déjà bien assez...)

Avez-vous lu "On regrettera plus tard" ? 
Ou un autre livre d'Agnès Ledig ? 
Qu'en avez-vous pensé ?

Merci d'avoir lu et à très bientôt pour une nouvelle chronique ! 

•♥ Laura 
@lectureculture

vendredi 30 mars 2018

♦ Des souris et des hommes, John Steinbeck

Auteur → John Steinbeck
Editions → Folio
Date de sortie → 1937
 Note : 3,5/5

♦ Résumé
Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.
- Lâche-moi, cria-t-elle. Mais lâche-moi donc.
Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l'autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.
- Non, j'vous en prie, supplia-t-il. Oh, j'vous en prie, ne faites pas ça. George se fâcherait.
Elle se débattait vigoureusement sous ses mains...
- Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j'ai encore fait quelque chose de mal.
Il m'laissera pas soigner les lapins.

♦ Avis
alinéaEn formation à Lyon pour la semaine, j'avais emmené dans mes bagages "Des souris et des hommes" de John Steinbeck, car vous aviez été très nombreux à me le conseiller sur Instagram. Je l'ai lu très rapidement, 3h30 de train donc c'était bouclé ! Heureusement que j'avais pris un autre livre pour la semaine (le livre d'ado de ma mère complètement niais mais je vous en parlerai plus tard)

alinéaBref ! "Des souris et des hommes" raconte l'histoire de George et Lennie, un petit homme vif avec un regard constamment inquiet et son contraire : un homme énorme avec des yeux pâles et de larges épaules tombantes. Les deux hommes doivent travailler dans les ranchs afin de gagner leur vie, mais ce genre de travail leur permet à peine de manger au jour le jour, ils n'ont donc pas la possibilité d'économiser pour l'avenir. Lennie et George ont un rêve commun : avoir leur propre affaire et y élever des animaux (surtout des lapins), vivre comme bon leur semble sans avoir à rendre de comptes. George est celui qui prend toutes les décisions car Lennie est certes grand et fort mais de toute évidence, il n'a reçu que très peu d'éducation. George demande à Lennie de ne pas parler pour ne pas qu'il dise de bêtises et qu'ils se fassent tous les deux renvoyer. Les propriétaires du ranch dans lequel ils partent travailler ne voient pas d'un bon œil la relation étrange entre George et Lennie, car ils pensent que George profite du fait que Lennie ne soit pas intelligent pour récupérer sa part de la paye...

alinéaDès le début du roman, on comprend que quelque chose cloche avec Lennie. Il a une obsession : caresser ce qui est doux et beau. On apprend par la suite qu'avant que sa tante ne le confie à George, Lennie passait son temps à attraper des souris pour les caresser. Il les caressait si fort qu'il finissait toujours par les tuer. Cette étrange obsession lui causera alors des ennuis car il ne s'en tiendra pas aux souris... George va faire de son mieux pour le protéger car il est persuadé qu'il ne fait pas cela par désir de tuer ou parce qu'il est mauvais, mais ce n'est pas l'avis de tout le monde... je ne vous en dit pas plus !


alinéaBien que très dure, la fin était prévisible... Après avoir lu la dernière page, j'avais encore plein de questions en tête ! C'est une histoire intéressante pour l'époque, notamment de par les questions qu'elle traite, à savoir la misère des travailleurs pendant la Grande Dépression, le racisme, la place des femmes dans la société... Cependant,  je dois avouer que je n'ai pas vraiment été transportée par l'histoire en elle-même, même si certains passages sont très éprouvants et émouvants. Je ne me suis pas attachée aux personnages, au contraire, je les ai tous trouvé plutôt antipathiques ! C'est le genre de classiques qu'on lit pour enrichir sa culture générale, ce n'est pas juste une histoire "sympa". 

alinéaEn conclusion, ma lecture a été vraiment agréable et c'est en grande partie car la plume de John Steinbeck est sublime. C'est un style assez particulier car il est à la fois grossier et soutenu par moments. J'ai presque eu l'impression de lire une pièce de théâtre car il y a une grande prédominance des dialogues dans ce livre. Il y a tout de même quelques parties descriptives, et ce sont ces parties justement, qui sont écrites dans un style tout simplement magnifique. En tout cas, ça me donne envie de lire d'autres œuvres de Steinbeck; je pense me diriger prochainement vers "A l'est d'Eden" ou "Les raisins de la colère", que me conseillez-vous ? 

Avez-vous lu "Des souris et des hommes" ? 
Ou d'autres œuvres de John Steinbeck ? 
Merci d'avoir lu et à très bientôt pour une nouvelle chronique ! 

•♥ Laura 
@lectureculture

vendredi 23 mars 2018

♦ 20 000 lieues sous les mers, Jules Verne


Auteur → Jules Verne
Editions → Feedbooks
Date de sortie → 1870
 Note : 4/5
♦ Résumé
Un monstre marin, « une chose énorme », ayant été signalé par plusieurs navires à travers le monde, une expédition est organisée sur l’Abraham Lincoln, frégate américaine, pour purger les mers de ce monstre inquiétant. A bord se trouvent le Français Pierre Aronnax, professeur au Muséum de Paris, et Conseil, son fidèle domestique. Une fois parvenus en vue du monstre, deux immenses trombes d’eau s’abattent sur le pont de la frégate, précipitant Aronnax, Conseil et le harponneur canadien Ned Land sur le dos du monstre… qui se révèle être un fabuleux sous-marin, le Nautilus, conçu et commandé par un étrange personnage, le capitaine Nemo, qui paraît farouchement hostile à toute l’humanité ! Condamnés à ne plus jamais revoir leur patrie, leurs parents, leurs amis, la plus extraordinaire aventure commence pourtant pour les trois hommes...

♦ Avis
alinéaJe reviens vingt mille ans plus tard (haha, quel humour) pour vous parler de "Vingt mille lieues sous les mers" de Jules Verne. Pas la peine de laisser le suspense durer plus longtemps : ce fut pour moi une superbe découverte et j'ai adoré cette oeuvre !

alinéaComme l'explique le résumé, le professeur Aronnax, son domestique Conseil et le harponneur Ned Land se retrouvent tous les trois prisonniers du Nautilus, un sous-marin très en avance sur son temps puisqu'il est capable de descendre à des profondeurs inimaginables pour l'époque, et de s'auto-gérer : tout ce qui est nécessaire pour vivre est créé à partir des moyens trouvés dans la mer. Le capitaine du Nautilus est le capitaine Nemo, qui reste très mystérieux tout au long du livre. Il semble avoir une dent contre la vie terrestre et s'est mit en tête de ne plus avoir affaire à elle. Le Nautilus entame alors une fabuleuse aventure et rencontre des spécimens marins tous plus incroyables les uns que les autres. Malgré cette folle aventure, les trois hommes restent les prisonniers du capitaine Nemo et vont de ce fait chercher des moyens de s'évader. Mais comment fuir en pleine mer ? Les personnages sont tiraillés entre l'envie de retrouver leurs proches et celle de rester à bord du Nautilus pour en découvrir toujours plus et pour comprendre qui est vraiment le capitaine Nemo... 


alinéaLes romans d'aventure ne sont pas ma tasse de thé habituellement parce que je n'arrive jamais à m'identifier aux personnages, je reste toujours en surface de l'histoire. En revanche cette fois, même sans m'identifier, j'ai réussi à plonger dans les profondeurs de l'intrigue et à m'immerger en même temps que les personnages (j'arrête les jeux de mots, promis). De plus, j'ai trouvé le professeur Aronnax plutôt attachant et je comprends parfaitement son tiraillement entre retrouver sa vie sur Terre ou continuer à découvrir les mystères des mers. Vous choisiriez quoi, vous ?

alinéaJ'avais une certaine appréhension avant de lire Jules Verne (c'était la toute première fois que je lisais une oeuvre de cet auteur) car je pensais que ce serait un style difficile à lire. Cependant, j'ai été agréablement surprise puisque ma lecture a été très fluide avec très peu de vocabulaire compliqué. Bon, il faut quand même que je vous avoue : j'ai survolé certains passages, notamment ceux où Jules Verne nous fait une énumération de tous les poissons qui existent pendant des pages et des pages... Je vous assure qu'une fois cet aspect un peu "technique" passé, la lecture est très facile ! 

alinéaBon, il faut aussi que vous sachiez que j'ai une passion pour les milieux aquatiques et marins plus particulièrement (ne me demandez pas pourquoi) : toutes les créatures vivant sous l'eau me fascinent ! C'est surement pour ça également que j'ai tant aimé cette oeuvre... 

Avez-vous lu "Vingt mille lieues sous les mers" ? 
Que pensez-vous des œuvres de Jules Verne en général ? 
Merci d'avoir lu et à très bientôt pour une nouvelle chronique ! 

•♥ Laura 
@lectureculture